10 motions: prêt·e·s à l’action!

10 motions: prêt·e·s à l’action!

Hier, près de 100’000 personnes manifestaient à Berne pour un climat de changement!

Pleinement conscient·e·s de l’urgence d’agir, nous avons rédigé 10 motions que nous déposerons une fois élu·e·s.

Celles-ci traitent de thèmes aussi variés qu’importants, passant de l’instauration d’un réel congé parental au désinvestissement des énergies fossiles pour les fonds publics et semi-publics.

Toutes les motions vous seront présentées d’ici les élections du 20 octobre.

Nous sommes fin prêt·e·s à faire bouger les choses!!

Si vous aussi vous souhaiteriez voir ce texte être déposé à Berne, votez Jeunes Vert·e·s le 20 octobre!

#votepourtonfutur #voteclimat #liste16 #motionsJVVD

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Retrouve notre motion sur Facebook en cliquant sur l'icône!

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Action “Largue ta banque!”: rompre avec les investissements fossiles

Action “Largue ta banque!”: rompre avec les investissements fossiles

Lassé·e·s des belles paroles, les Jeunes Vert·e·s invitent la population à rompre définitivement avec leurs partenaires bancaires infidèles. Le rôle de la finance dans les émissions de gaz à effet de serre n’est plus à démontrer.

Ainsi, en 2017 (soit deux ans après la signature de l’Accord de Paris sur le climat), Crédit Suisse et UBS ont financé 93.9 millions de tonnes d’émissions d’équivalent CO2. C’est le double de ce que la Suisse émet en une année. La majeure partie de ces émissions est à mettre sur le compte de Crédit Suisse qui soutient également des projets comme la fracturation hydraulique, les sables bitumineux, les oléoducs et le forage dans l’Arctique. Autant de projets polluants et émetteurs de CO2. Comment justifier de demander aux citoyen·ne·s de faire des changements dans leur mode de vie et leur consommation pour protéger l’environnement, si les grandes institutions suisses détruisent les efforts faits par leur politique d’investissement ?

Pour les Jeunes Vert·e·s, c’en est trop !

Pour ce faire, nous lançons l’opération #dumpyourbank (largue ta banque) à partir du 23 septembre. Nous invitons donc la population, à partir de cette date, à fermer tout compte bancaire d’une banque investissant dans les énergies fossiles pour placer l’argent de chacun·e en des mains plus propres.Les publications montrant la rupture des citoyen·ne·s seront relayées sur nos réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram) sous le #dumpyourbank.

co-présidente des Jeunes Vert·e·s Genève et candidate au Conseil national

candidate au Conseil national

candidat au Conseil national

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Le service civil, cet uniforme de demain

Le service civil, cet uniforme de demain

Le service civil est une fois de plus et une fois de trop attaqué. François Haas, ancien civiliste et candidat Jeunes Vert-e-s Genève aux élections nationales du 20 octobre nous donne son avis sur la question.

Pour le conseiller national UDC A. Amstutz, les civilistes sont ‘’des affligeantes mauviettes’’. Nous lui répondons qu’avec tous les bâtons dans les roues que notre activité se prend, on est beaucoup plus dignes et méritants qu’il ne pourrait jamais l’imaginer. Le civiliste doit apprendre à travailler avec des enfants; avec des personnes âgées; dans des foyers. Il sert la sauvegarde du paysage suisse, de nos traditions; de nos bien culturels ou de nos associations. En bref, il sert concrètement son/sa prochain.e: là est la grande différence avec les militaires.

Le service civil, c’est garantir une expérience professionnelle à des jeunes parfois perdus. C’est offrir de la responsabilité, de l’engagement, mais surtout des valeurs. Il n’y a rien de plus gratifiant que de servir l’autre et c’est ce dont notre pays à besoin.

Le service civil, c’est plus de 6’000 jeunes par an qui décident de servir la patrie, mais pas sous les drapeaux, ni munis d’une arme. Le service civil, c’est aussi faire preuve de courage: c’est un service beaucoup plus long, il faut se débrouiller tout seul, faire de longues démarches, exercer une activité compliquée, travailler plus que ses futur-e-s collègues, et parfois même se faire ouvertement insulter par des élus bernois à la langue bien pendue qui n’ont sûrement jamais mis les pieds dans un foyer, une crèche ou tout autre établissement social.

Le service civil, c’est donner une alternative à un régime militaire oppressant, polluant et dépassé. On entend malheureusement beaucoup trop parler de l’armée, dont les agissements sont dangereux, et que trop peu des infrastructures sociétales qui tiennent le coup grâce à ces civilistes téméraires.

Que cela vous plaise ou non, Monsieur Amstutz, les uniformes de la Suisse de demain ne seront pas couleur camouflage, non, ils seront bleus et bruns !

Civilement vôtre,

ancien civiliste

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Quatre oui à la Charte du climat

Quatre oui à la Charte du climat

Nos candidat-e-s répondent quatre oui à la charte du climat proposée par la grève du climat:

1. Nous exigeons que la Suisse déclare l’urgence climatique nationale : “La Suisse reconnaît la catastrophe climatique comme une crise qu’il faut surmonter. Elle doit donc réagir à cette crise et informer la société avec compétence.”

2. Nous exigeons que d’ici 2030, la Suisse ne produise plus d’émissions nettes de gaz à effet de serre en Suisse, et ceci sans prévoir de technologies de compensation. La réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre devra être d’au moins 13% par année entre le 1.1.2020 et le 1.1.2024, et ensuite d’au moins 8% par année jusqu’au 1.1.2030. Tous ces pourcentages se rapportent au niveau d’émissions de 2018.

3. Nous exigeons la justice climatique.

Clause supplémentaire: si ces exigences ne peuvent être satisfaites dans le système actuel, un changement de système est nécessaire.

Visitez notre plan climat! 

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Libre-échange, Amazonie et agriculture locale : incompréhension

Libre-échange, Amazonie et agriculture locale : incompréhension

Par Théophile Schenker

En début de semaine passée, d’épais nuages de fumée plongeaient São Paulo dans l’obscurité, soulignant la catastrophe écologique en cours dans la forêt amazonienne et provoquant une vague d’émotion mondiale. Nous assistons, totalement impuissant-e-s, au départ en fumée d’une fabuleuse biodiversité, construite durant plusieurs millions d’années et perdue à tout jamais : reboiser ne ramènera pas ce qui a été détruit. Nous assistons aussi à un emballement climatique : la forêt amazonienne et les forêts tropicales en général, perdent de plus en plus leur rôle régulateur de puits de carbone.

Ces incendies sont dus principalement à la sécheresse liée au réchauffement climatique et à la déforestation. Avec des incendies volontaires, parfois illégaux, celle-ci a spectaculairement accéléré depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro, qui a mis en place un climat d’impunité et a pris soin de saper méthodiquement de nombreuses mesures de protection de l’environnement.

Mais il ne peut pas être tenu pour unique responsable. La déforestation de la région bénéficie essentiellement à l’élevage bovin, à l’agriculture intensive (notamment : soja OGM, huile de palme) et à l’exploitation minière, des secteurs largement promus par les politiques de libre-échange international.

Ce week-end, Guy Parmelin annonçait fièrement la signature d’un traité de libre-échange entre l’AELE (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) et le MERCOSUR (pays d’Amérique du Sud). Le timing ne pouvait donc pas être plus mauvais.

Côté suisse, une pression de plus en plus forte est mise pour produire une nourriture de qualité, avec moins de pesticides, sans abîmer les sols. Ces efforts sont très importants, mais deviennent injustifiables s’il s’agit en parallèle de favoriser des importations sud-américaines aux normes environnementales calamiteuses, et venant concurrencer la production locale de manière déloyale.

Cet accord contribue ainsi à externaliser davantage nos pollutions au Brésil, tout en ajoutant encore de la pression sur une agriculture locale sacrifiée au profit d’industriels transnationaux. Sur les réseaux sociaux, les agricultrices et agriculteurs locaux sont nombreux à le faire remarquer. L’affaire rappelle à quel point libre-échange international et bon sens écologique sont opposés, mais pourrait bien, espérons-le, mettre d’accord milieux agricoles et écologistes pour bloquer la ratification du traité au parlement.

candidat au Conseil national

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#NotreMaisonBrûle: face aux feux, notre message

#NotreMaisonBrûle: face aux feux, notre message

Le 23 août, nous avons décidé d’agir face aux gigantesques feux qui déciment la forêt d’Amazonie – régulatrice du climat mondial – depuis trois semaines, face aux incendies qui touchent l’Afrique, la Sibérie, les îles du Sud de l’Europe depuis plusieurs mois et anéantissent la vie dans ces écosystèmes incroyables. Nous avons donc organisé un rassemblement de soutien #NotreMaisonBrûle, en écho à des manifestations qui ont eu lieu dans le monde entier. À la place Saint-François, nous étions environ 200 personnes à écouter différentes prises de paroles comme celles de Barbara Steudler ou d’Adèle Thorens pour dénoncer l’inaction du système actuel pour le climat – son dérèglement est lié aux sécheresses, liées aux feux – et le décalage entre la catastrophe écologique en cours et les politiques poursuivies par Jair Bolsonaro au Brésil: depuis que ce dernier a été élu, la déforestation a quadruplé, il n’hésite pas à accuser les ONGs d’allumer ces feux, et dessinent de grand projet d’autoroutes et d’extension de l’agriculture intensive pour remplacer ce qui est la plus grande forêt au monde, recelant de biodiversités inouïes. Un autre élément d’inquiétude qui venait ponctuer la journée de rassemblement, c’est l’Accord avec le Mercosur (état du Brésil) récemment signé par l’AELE, dont la Suisse fait partie. Si la ratification de l’accord au niveau spécifique suisse doit encore passer par le conseil national, le conseiller fédéral Guy Parmelin n’hésite pas à clamer les bénéfices de cet accord. Pour se préparer au cas où le parlement national signerait l’accord avec le Mercosur, les Verts prévoient une base de personnes pour lancer un référendum: le formulaire est accessible en cliquant-ici. 

candidate au Conseil national

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À 3000 mètres – Les jeunes verts lancent la campagne électorale au Conseil national

Pour ne laissez pas le 1er août aux éternels nationalistes, c’est sur le glacier de Tsanfleron que les Jeunes Vert·e·s ont lancé leur campagne électorale et proposer des solutions contre la crise climatique.

Les Jeunes Vert·e·s commencent la campagne électorale avec le slogan #Votepourtonfutur. L’objectif déclaré est de devenir le jeune parti le plus fort dans toutes les régions. Le 1er août était une date délibérément choisie. Du point de vue des Jeunes Vert·e·s, la Fête nationale ne devrait pas être une mystique construction mystique du Serment du Grütli, mais les véritables enjeux des prochaines années.

Les candidat·e·s présent·e·s et la co-présidence des Jeunes Vert·e·s ont montré toute la diversité du parti. Les Jeunes Vert·e·s disposent d’un large arsenal de jeunes gens engagés et expérimentés, allant d’un maraîcher bio en herbe à la jeune mère et médecin en passant par l’expert en développement durable. Le parti veut atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2030 grâce à son plan climat

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Notre Plan climat est disponible en cliquant sur l'icône.

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Notre petit geste pour la planète? Militer!

Notre petit geste pour la planète? Militer!

Par Karel Ziehli

Toute personne se souciant de l’environnement est confrontée à la question de savoir quel est le meilleur moyen de résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée. Alors qu’aux origines du mouvement écologiste, un changement fondamental de nos modes de fonctionnement en tant que société était central, premier, indissociable de leurs luttes, nous entendons depuis quelques temps maintenant – surtout depuis que plus aucun doute subsiste sur la responsabilité de l’humain quand à la dégradation de l’environnement – un discours aux effets pernicieux. La résolution de la crise environnementale passerait par un changement dans les comportements individuels. Il suffirait que l’ensemble des individus consomment de manière éco-responsable. Une figure fait son apparition dans le débat public: le consomm’acteur, la consomm’actrice. Par l’achat, changer notre rapport à l’environnement. Par le porte-monnaie sauver la planète. Tout est ramené à l’individu qui est seul capable d’action*. Non, pas besoin de réforme complète de notre société, pas besoin de changements structurels de fond. Une priorité là-derrière: conserver le système économique que l’on connait. Un système où l’on fera tout pour la croissance du PIB. Rien d’autre ne compte. Pourtant, comme soulevé par l’ingénieur spécialiste de l’épuisement des ressources minérales, Philippe Bihouix (à 19 min dans cette émission), il n’est pas possible, il n’a jamais été possible de découpler, de séparer croissance du PIB et croissance de l’utilisation des ressources, des émissions de CO2, de la consommation d’énergie primaire. 

Au-delà de cette impasse, l’hyper-responsabilisation écologique individuelle (comme la nomme, dans cette tribune d’opinion, Violaine Wathelet) présente plusieurs problèmes. Tout d’abord, il mène indéniablement à une culpabilisation de tout comportement vu comme non-écologique. Une partie de la société est particulièrement atteinte: toute personne n’ayant pas les moyens de s’offrir le luxe des produits bio et locaux sont vus de travers. Ce qui est pourtant paradoxal, c’est que les moins bien lotis (d’un point de vue économique), sont bien ceux qui contribuent le moins aux problèmes environnementaux. Quant aux personnes ayant plus de moyens, cette culpabilisation va pousser à une consommation décrite comme plus responsable. Certaines entreprises ont d’ailleurs déjà bien compris comment user de cette culpabilisation. A l’achat d’un bonnet, d’un T-shirt, d’un pull, un arbre est planté. La planète est sauvée. Pourtant, par le marketing, la consommation est poussée, ne se limite pas à la nécessité. C’est de bonne guerre: croître ou mourir…

Ces comportements individuels sont également à mettre en comparaison avec le rôle des grosses entreprises dans l’émission de gaz à effet de serre. En effet, lorsque l’on apprend que 100 entreprises (pour la plupart, des entreprises actives dans l’industrie pétrolière et consort) sont responsables de plus de 70% des émissions globales de ces gaz, la perspective change. On réfléchit différemment. Qu’en serait-il de réglementations restreignant un maximum ces entreprises destructrices de notre avenir? L’impact serait massif! Certains partis ne veulent rien entendre, à l’image du président de l’UDC, qui affirme haut et fort qu’il est normal d’avoir chaud en été; cela en pleine canicule.. On ne sera pas étonné d’apprendre qu’il est également président de Swissoil. Si l’on veut réellement changer les choses, commençons par arrêter d’investir dans ces entreprises, et dans ces partis.

L’histoire des problématiques environnementales nous enseigne bien que les solutions sont à trouver de manière collective et non, seulement, au niveau de l’individu. Le philosophe Augustin Fragnière nous rappelle que le trou dans la couche d’ozone, l’impact du DDT ou les émissions de dioxyde de soufre (et la mort des forêts) ont pu être résolu grâce à un cadre légal posé par les Etats de ce monde, un cadre contraignant et collectif, appuyé sur la science.  

Il ne faut pas être dupe. Nous vivons dans un monde donné, un monde qui est dominé par l’incitation à la consommation. On exhorte l’individu de changer de comportement, mais simultanément, on nous bombarde de publicités nous incitant à consommer, consommer encore plus, consommer des produits non-durables; des publicités cachées, presque subliminales, agissent sur nous sans que l’on en soit forcément conscient. Cela montre au moins une chose: nous vivons dans un certaine économie qui prend le dessus sur tous les autres aspects de notre société. Sauver la planète? Seulement si l’économie néo-libérale y trouve son compte. Seulement s’il est possible de continuer à faire du profit, à continuer à croître. Ce cadre socio-économique influence forcément tout individu qui y vit, d’où la nécessité de le changer. Pour cela, un parlement qui se soucie réellement des problématiques sociales et environnementales est nécessaire. Il nous faut une majorité. Pour cela, il nous faut un maximum de votant-e-s! A la question qui revient fréquemment « Que faites-vous dans votre quotidien pour l’environnement? », la meilleure réponse est sans doute « Je milite, je vote, je m’engage! »

En conclusion et pour reprendre les propos du penseur américain et pionnier de l’écologie politique Murray Bookchin: « L’énergie solaire, l’éolien, l’agriculture biologique, une vision holistique de la santé et la ‘simplicité volontaire’, écrivait-il, ne modifieront que très peu le déséquilibre béant avec la nature s’ils n’affectent pas la famille patriarcale, les multinationales, la structure bureaucratique et politique centralisée, le système de propriété et enfin la rationalité technocratique prédominante.» Agir pour la justice climatique. Agir pour la justice sociale. Changer de système. 

* C’est d’ailleurs une critique plus large qui peut être exercée envers ce discours d’hyper-individualisation. On n’a qu’à penser à l’augmentation des dépressions, des burn-out, etc. dans nos sociétés. La solution qu’on nous vend: accorde toi 30 minutes de yoga et de méditation par jour et ça ira mieux. Le bien-être au travail pour encore plus de rendement. S’adapter au capitalisme pour mieux le renforcer. Non, la solution réside bien plus dans des mesures politiques, structurelles: le problème ne vient pas de l’individu, il provient des conditions cadres imposées aux individus. Une solution qui aurait bien plus d’impact serait – pour n’en citer qu’une – une réduction drastique du temps de travail (qui aurait également un impact positif sur l’environnement; d’une pierre, deux coups). 

candidat au Conseil national

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Les Jeunes Vert·e·s vaudois·es en “Tour de campagne’’ dans le canton de Vaud

Les Jeunes Vert·e·s vaudois·es en “Tour de campagne’’ dans le canton de Vaud

Les Jeunes Vert·e·s vaudois·es en “Tour de campagne’’ dans le canton de Vaud!?? Cet été, les Jeunes Vert·e·s vaudois·es visitent leur canton à la force de leurs jambes et sans épuiser les ressources naturelles.

Vous l’aurez compris, c’est à vélo que nous traverserons villes et villages du 4 au 11 août, à raison de 30 kilomètres et 10 à 15 communes par jour. Nous chercherons à rencontrer les actrices et acteurs du changement et à découvrir les alternatives écologiques et sociales de production et de modes de vie qui se multiplient dans notre beau pays.

Partagez l’événement, invitez vos amis, votre famille et des inconnu·e·s, et partons tous·tes à la recherche de projets écologiques et solidaires! Vous recevrez un e-mail de rappel le vendredi avant notre départ, avec quelques informations pratiques et le détail de tout le tour.

Hâte de partager des moments inoubliables sur nos bolides, en campagne, pour un jour ou pour la vie, et plus jeune vert·e que jamais!

PROGRAMME

Dimanche 4 août: Bex > Montreux > Mont-Pèlerin
Lundi 5 août: Mont-Pèlerin > Moudon > Echallens
Mardi 6 août: Echallens > Cossonay > Romainmôtiers > Agiez
Mercredi 7 août: Agiez > Vallorbe > La Vallée
Jeudi 8 août: La Vallée > Nyon
Vendredi 9 août: Nyon > Morges > Lausanne
Samedi 10 août: Lausanne > Yverdon > Giez
Dimanche 11 août: Giez > Yvonand > Estavayer-le-Lac > Payerne

Sous réserve de modifications, les précisions quant au lieu et à l’heure vont venir!

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Le jour de dépassement

Le jour de dépassement

Chronique La Région par Théophile Schenker 

La nouvelle fait le tour des médias chaque année. Ce lundi 29 juillet, l’Humanité a consommé son « budget nature » annuel. Par nos activités (empreinte écologique), nous avons consommé et pollué en sept mois ce que la Terre peut produire, régénérer, réparer en une année entière (biocapacité). Nous commençons donc à puiser dans les réserves, à vivre au crédit des générations futures. Pire : si chacun·e vivait comme les Suisse·sse·s, ce jour serait atteint le 7 mai déjà. L’analogie pécuniaire est souvent utilisée : la situation est similaire à celle d’une personne qui dépense environ deux fois plus que son salaire. Pour arranger le tout, chaque mois les dépenses – l’empreinte écologique – augmentent, et le salaire – la biocapacité – diminue.

La nouvelle fait le tour des médias, mais ne soulève pas autant qu’elle devrait. Le lendemain, nous passons à autre chose. Nous nous habituons à un constat régulier de faillite, nous nous en accommodons, nous en oublions la gravité, nous le nions parfois, ou nous n’arrivons pas à le lier à notre vie quotidienne. Utiliser moins que ce que notre planète peut donner, cela ne semble pas être un objectif. Un visiteur extraterrestre nous tiendrait probablement pour des fous.

La nouvelle fait le tour des médias, mais la prise de conscience écologique n’est toujours pas réellement faite. Nous ne sommes pas prêt·e·s aujourd’hui à adopter des stratégies politiques qui visent à amener notre empreinte écologique au-dessous de la biocapacité terrestre. On pourrait penser que c’est au moins le point de départ des objectifs mondiaux de développement durable. Mais non, même ceux-ci donnent plus d’importance à la croissance du PIB, rêvant d’une croissance économique qui diminuerait simultanément l’empreinte écologique. Ce rêve, nommé découplage, n’a pourtant jamais pu se concrétiser, et c’est plutôt l’inverse qu’on observe.

Ne nous décourageons pas, car des solutions existent et les mobilisations se multiplient, avec notamment le mouvement de la Grève du Climat dont les représentant-e-s européen-ne-s se rencontrent la semaine prochaine à Lausanne (manifestation prévue le vendredi 9). Mais parlons des notions d’empreinte écologique et de biocapacité davantage qu’une fois par année, remettons-les au centre. Le PIB ne peut plus être utilisé comme indicateur de réussite d’une société, car il les méprise. Son utilisation contribue à faire avancer chaque année le jour du dépassement.

candidat au Conseil national

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