10 motions: prêt·e·s à l’action!

10 motions: prêt·e·s à l’action!

Hier, près de 100’000 personnes manifestaient à Berne pour un climat de changement!

Pleinement conscient·e·s de l’urgence d’agir, nous avons rédigé 10 motions que nous déposerons une fois élu·e·s.

Celles-ci traitent de thèmes aussi variés qu’importants, passant de l’instauration d’un réel congé parental au désinvestissement des énergies fossiles pour les fonds publics et semi-publics.

Toutes les motions vous seront présentées d’ici les élections du 20 octobre.

Nous sommes fin prêt·e·s à faire bouger les choses!!

Si vous aussi vous souhaiteriez voir ce texte être déposé à Berne, votez Jeunes Vert·e·s le 20 octobre!

#votepourtonfutur #voteclimat #liste16 #motionsJVVD

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Libre-échange, Amazonie et agriculture locale : incompréhension

Libre-échange, Amazonie et agriculture locale : incompréhension

Par Théophile Schenker

En début de semaine passée, d’épais nuages de fumée plongeaient São Paulo dans l’obscurité, soulignant la catastrophe écologique en cours dans la forêt amazonienne et provoquant une vague d’émotion mondiale. Nous assistons, totalement impuissant-e-s, au départ en fumée d’une fabuleuse biodiversité, construite durant plusieurs millions d’années et perdue à tout jamais : reboiser ne ramènera pas ce qui a été détruit. Nous assistons aussi à un emballement climatique : la forêt amazonienne et les forêts tropicales en général, perdent de plus en plus leur rôle régulateur de puits de carbone.

Ces incendies sont dus principalement à la sécheresse liée au réchauffement climatique et à la déforestation. Avec des incendies volontaires, parfois illégaux, celle-ci a spectaculairement accéléré depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro, qui a mis en place un climat d’impunité et a pris soin de saper méthodiquement de nombreuses mesures de protection de l’environnement.

Mais il ne peut pas être tenu pour unique responsable. La déforestation de la région bénéficie essentiellement à l’élevage bovin, à l’agriculture intensive (notamment : soja OGM, huile de palme) et à l’exploitation minière, des secteurs largement promus par les politiques de libre-échange international.

Ce week-end, Guy Parmelin annonçait fièrement la signature d’un traité de libre-échange entre l’AELE (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) et le MERCOSUR (pays d’Amérique du Sud). Le timing ne pouvait donc pas être plus mauvais.

Côté suisse, une pression de plus en plus forte est mise pour produire une nourriture de qualité, avec moins de pesticides, sans abîmer les sols. Ces efforts sont très importants, mais deviennent injustifiables s’il s’agit en parallèle de favoriser des importations sud-américaines aux normes environnementales calamiteuses, et venant concurrencer la production locale de manière déloyale.

Cet accord contribue ainsi à externaliser davantage nos pollutions au Brésil, tout en ajoutant encore de la pression sur une agriculture locale sacrifiée au profit d’industriels transnationaux. Sur les réseaux sociaux, les agricultrices et agriculteurs locaux sont nombreux à le faire remarquer. L’affaire rappelle à quel point libre-échange international et bon sens écologique sont opposés, mais pourrait bien, espérons-le, mettre d’accord milieux agricoles et écologistes pour bloquer la ratification du traité au parlement.

candidat au Conseil national

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Les Jeunes Vert·e·s suisses s’opposent à l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis

Les Jeunes Vert·e·s suisses s’opposent à l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis

Jeudi 16 mai 2019, la population Suisse apprenait une rencontre prévue entre le président de la confédération Suisse, Ueli Maurer (UDC) et son homologue états-unien Donald Trump, en partie dans l’objectif de négocier un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et la Suisse . Un tel accord permettra l’arrivée massive sur le marché suisse de produits états-uniens – en particulier agricoles – sans contingents ni taxes, et soumis à des conditions de production très peu strictes en matière d’environnement. Les Jeunes Vert-e-s s’opposent à cette logique de libre-échange à outrance favorisée par le conseil fédéral – à majorité PLR et UDC –, qui participe à détruire le climat en multipliant les transports transcontinentaux de marchandises, et à défavoriser les exploitations agricoles et artisanes suisses en les soumettant à une concurrence déloyale. Nous estimons qu’il est temps de favoriser une agriculture locale, respectueuse de l’environnement et des individus, et une économie de proximité.
En matière agricole, les conditions de production états-uniennes sont beaucoup moins strictes qu’en Suisse, favorisant l’élevage intensif et des fermes de tailles pharaoniques qui ne lésinent pas sur l’utilisation d’antibiotiques et de pesticides nocifs pour la planète. De telles conditions de production génèrent des prix résolument bas, mettant en danger les agricultrices et agriculteurs de notre pays, déjà victimes d’une concurrence importante. Le Conseil fédéral favorise les intérêts des multinationales plutôt que d’une production agricole locale, respectueuse de l’environnement et des travailleuses et travailleurs.

De plus, les bateaux et avions nécessaires à ces échanges transatlantiques émettent des quantités massives de CO2 – qui pourraient même augmenter à l’avenir – accélèrant délibérément le réchauffement du climat, mais aussi la pollution de l’environnement marin par la libération de dioxyde de soufre, d’azote et de particules fines . À l’heure où nous prenons conscience de l’impact des transports transcontinentaux sur la crise climatique, ces accords sont une véritable aberration écologique.

Les Jeunes Vert-e-s s’engagent pour une économie de proximité favorisant une agriculture locale et durable, limitant l’impact écologique des transports de marchandises intercontinentaux. Un accord de libre-échange avec les USA, tout comme les derniers accords embrassés par le Conseil national – avec l’Indonésie ou avec le Mercosur–, met en péril non seulement l’avenir paysan de la Suisse, mais l’avenir écologique de la planète. Les Jeunes Vert-e-s s’opposent donc aux négociations menées par le président de la confédération Ueli Maurer (UDC), aux antipodes de nos objectifs politiques.

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